HE Xiu Dong 和秀东 (Chine)

HE Xiu Dong 和秀东 (Chine)

HE Xiu Dong 和秀东 a commencé l’apprentissage du chamanisme « dongba » dans son village de Tacheng, province du Yunnan, à 4 heures de route de la ville de Lijiang, à l’âge de 8 ans, auprès de ses deux grand-pères soucieux de régénérer cette tradition chamanique touchée par la révolution culturelle chinoise des années 50. L’un d’eux, HE Shun, a contribué à la survie de la culture dongba. HE Xiudong 和秀东 et YANG Yuhua 杨玉华 son cousin, sont aujourd’hui des pionniers dans la jeune génération de prêtres dongba.
Il travaille aujourd’hui comme chamane à l’Institut de Recherche de Culture Dongba à Lijiang.

 

Le Dongba, héritier de la culture naxi, par Jean DIF
Le dongba, autrement dit le « Sage », est le prêtre ou chaman de la religion naxi primitive. Il sait lire et écrire la pictographie traditionnelle, chanter et danser, peindre, tisser, sculpter des objets religieux dans la glaise et le bois, célébrer les rites variés et maintenir la tradition pure de tout changement. Généralement, le savoir se transmet de génération en génération, mais, quelquefois, les chamans perfectionnent leurs connaissances auprès d’un maître. Le fondateur de la religion dongba est connu sous le nom de Dingbashiluo. Il remonte à des temps immémoriaux. Cette religion ne dispose d’aucun temple, les cérémonies se déroulant dans la nature. Parmi les Dongba, il n’existe pas de stratification sociale. La distinction s’effectue à partir du savoir, de l’habileté, de l’ancienneté et de la notoriété. Lors de la construction d’une maison, au moment d’une naissance, d’une maladie ou d’un décès, pour la célébration d’un mariage ou des funérailles, à l’occasion du nouvel an et de bien d’autres fêtes, les Dongba accomplissent les cérémonies appropriées moyennant rétribution. Le reste du temps, ils demeurent chez eux ou s’adonnent à des travaux agricoles.

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